Jean-Luc Mélenchon « élu » Premier ministre ! Tsunami nationaliste et suite guerrière de campagne…

« La République c’est moi ». On a encore dans les oreilles la tonitruante sortie de Jean-Luc Mélenchon lors de la perquisition événement des bureaux de son parti. Et le voilà aujourd’hui en avance sur le calendrier de son ex-future VI e République qu’il appelle de ses vœux ! Il a appelé hier les électeurs et électrices à l’élire Premier ministre. Du jamais vu encore. Peut importe pour lui l’identité du locataire de l’Elysée qui, dans le cadre des institutions actuelles, est le seul pourtant à désigner son futur chef de gouvernement. Il se voit déjà à l’issue des législatives de juin prochain devenir le généralissime d’une armée de députés de gauche majoritaire autour de la France insoumise. Il consent néanmoins bon prince à offrir quelques strapontins à ses « supplétifs » écolos et communistes. Mais pas question de faire ami-ami avec les socialistes. A la porte les socialos ! Aux Barbaresques. Il oublie probablement le fait que ses alliés (dans ses rêves) ne vont pas se ranger comme des petits soldats aux ordres derrière lui. Pour ce qui est de la cohabitation avec Marine Le Pen ou Emmanuel Macron, ce n’est encore pas gagné ! Loin s’en faut. Mais franchement ça pourrait conduire à des tendances suicidaires la constitution de ce ticket pas vraiment gagnant pour la France. Le pire des scénarios catastrophes.

Si l’on se fiait aux seuls résultats du premier tour de la présidentielle, la gauche Mélenchon avec ses nouveaux possibles alliés rouges et verts n’est arrivée en tête que dans 128 circonscriptions. On est très loin du compte. Il en faut plus du double pour dégager une majorité. Et encore faudrait-il ajouter ensemble les différents partis d’une alliance tripartite peu vraisemblable ! Plus c’est gros, plus ça passe ?

Cette hypothèse ne semble pas la plus probable à quelques heures du match retour des retrouvailles des deux finalistes. Pour la revanche d’une blonde ? Rien n’est moins sûr, même si Marine (qui ne peut pas être plus mauvaise que la dernière fois) lancera le débat la première avec un thème qui devrait plutôt lui profiter: le pouvoir d’achat. Le plus dur, ce sera pour plus tard dans la soirée lorsqu’il s’agira pour elle de « causer » économie et diplomatie internationale, où là le sortant part a priori avec les faveurs du pronostic. Lors du match aller il y a cinq ans, ils avaient été 16 millions de nos compatriotes à assister à la débâcle, pas encore celle de Russie, de « fifille » Le Pen. Un audimat digne d’une finale de coupe de monde de football avec nos « bleus ».

A Evreux et dans l’Eure, c’est une autre guerre qui continue à faire rage entre les armées du maire d’Evreux, Guy Lefrand, retranché dans sa ville, et de plus en plus isolé selon ses adversaires et celles de son ennemi président du Conseil départemental, Sébastien Lecornu. La tribune initiée par le ministre outremarin du gouvernement, pour dénoncer le ni-ni du second tour du président LR de l’Eure a fait au niveau des signatures, des petits, ces derniers jours. Comme les poules en chocolat avec leurs poussins de Pâques. Ils et elles sont aujourd’hui 368 élus à avoir signé contre l’extrême-droite. Avec de très forts bataillons venus des principales villes: Louviers, en tête de ce classement avec 23 signataires, Vernon, les Andelys, Gisors, Bernay, Pont-Audemer, Verneuil-sur-Avre et même Evreux où quatre vice-présidents de l’agglo et au total une dizaine de conseillers et adjoints de la majorité municipale se sont rangés derrière l’exécutif départemental. Voilà qui n’a pas dû faire trop plaisir au président-maire qui, néanmoins, a pu se satisfaire des éloges appuyés de l’un de ses collègues ébroïciens, le président départemental du MoDEM, Driss Ettazaoui, vice-président de l’agglo. Qui logiquement ne pouvait pas faire autrement que de soutenir Emmanuel Macron car « son projet pour la France, écrit-il par ailleurs, n’est pas celui venimeux porté par Marine Le Pen ». « Cela ne m’empêche pas de rester fidèle à Guy Lefrand dont le tempérament est parfois singulier, mais son attachement à sa ville et à ses convictions politiques méritent le respect. S’il doit en rester un auprès de lui, je serai celui-là, c’est le prix de la reconnaissance et de la dignité ». Voilà des propos qui font chaud au coeur…Très probablement plus que la démission actée (même si elle n’avait pas encore « fuité ») de son poste de vice-présidente chargée des dossiers économiques de Stéphanie Auger, qui, pour des raisons professionnelles et personnelles, a décidé de prendre du champ, tout en restant conseillère municipale et communautaire et bien sûr vice-présidente du Conseil départemental. Un départ sans polémique qui va quand même faire quelque bruit dans les chaumières d’Evreux et des alentours. Surtout que l’élue très impliquée depuis des années en dépit de son jeune âge, avait donné de sa personne en dépit de bien des obstacles dressés pour la campagne de sa candidate Valérie Pécresse, dont elle est référente de son mouvement « Libre » dans l’Eure.

Beaucoup plus selon toute vraisemblance que l’absence totale du moindre élu signataire de Val-de-Reuil, ville très cosmopolite en terme de nationalités représentrées, dans la tribune anti-Le Pen initiée par Sébastien Lecornu. Encore une gesticulation de politique politicienne (cela ne se fait pas certainement d’apporter au titre d’opposant départemental sa signature à son adversaire) à mettre au passif de nombre d’élus socialistes pourtant opposés à l’élection de MLP et de l’ancien premier secrétaire du PS de l’Eure, et conseiller départemental-maire de la cité rolivaloise, Marc-Antoine Jamet. Au fait, ce dernier est-il toujours candidat avec je ne sais quelle étiquette, dans la 4 e de l’Eure en juin prochain ? Un département qui a vu Marine Le Pen l’emporter très largement l’autre dimanche. Un véritable raz-de-marée nationaliste en terre rurale. C’est le genre de réchauffement climatique électoral qui fait peur à l’aune des résultats des duettistes de la droite extrême qui, tous deux, ont franchi la majorité dans nombre de villages de quelques dizaines et centaines d’habitants ! Dont l’un avait vu partir son maire, chef d’une petite entreprise du côté du Bec-Hellouin, qui filait le parfait amour, non pas avec une religieuse de l’abbaye, mais avec une russe, qui, du jour au lendemain, et sans laisser d’adresse, avait laissé sa famille et sa mairie en plan, pour rejoindre le paradis de Vladimir ! Mais ça c’était avant et tout à fait anecdotique ! Enfin pas pour tout le monde…

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