Champ-de-Mars ou Champs-Elysées ? Et un seul mandat et demi de député au Palais Bourbon pour « Nono »…en attendant !

A chaque époque son « promeneur » du Champ de Mars. Après la fiction et le rôle de ce merveilleux acteur de théâtre et cinéma qu’était Michel Bouquet, dans les traits de François Mitterrand, un autre « visiteur » s’annonce pour dimanche soir. Dans l’hypothèse bien sûr d’être reconduit dans ses fonctions de chef de l’Etat.

Après le Louvre il y cinq ans, non pas pour y jouer un remake de Belphégor, c’est au pied de la Tour Eiffel, la « dame de fer » plus que centenaire (pas la « dame de faire », Valérie Pécresse), que « Emmanuel II » devrait célébrer sa victoire. Sur les plates-bandes des jardins de la maire du VII e arrondissement, Rachida Dati, l’ancienne garde des Sceaux et tête de liste des Républicains aux dernières municipales dans la capitale. Ce pourrait être une autre belle image subliminale avec un Macron au Champ. En contact donc avec des… »martiens ». La couleur verte, ça ne vous dit rien ? Une première promesse pourrait être tenue quelques heures seulement après son élection: le « reverdissement » de son quinquennat. Pourvu néanmoins que les supporters de « Manu » ne piétinent pas trop les pelouses de Rachida. Elle peut avoir la rancune tenace Madame la maire d’arrondissement. Ses compagnons et compagnonnes de LR en savent quelque chose.

On devrait donc échapper (en principe) au tour d’honneur (façon de parler) des treize bus régionaux déferlant sur la capitale aux couleurs « bleu marine » avec l’effigie de leur championne sur les flancs. Treize, ca peut à la fois porter chance ou malheur. Avec comme destination finale d’autres Champs. Elysées ceux là. En toute modestie et allégresse. Une pâle imitation en hommage à notre équipe « black blanc beur » de 98 (si chère à papa Jean-Marie) , vainqueur de sa première Coupe du Monde de football, en 1998, du temps de Chirac Président et quatre ans plus tard dans un peu plus de confusion, avec l’équipe de DD (Didier Deschamps) tellement pressée d’être reçue au palais par le nouvel hôte, Emmanuel Macron. Dont le trop zélé collaborateur de l’époque, Alexandre Benalla, précipita l’arrivée ! Là, les nouveaux champions revenaient de Moscou avec les félicitations de Vladimir. Il ne manquerait plus qu’on reproche à « Grizzou » (Antoine Griezmann) et « Kiki » (Kylian Mappé) et à toute l’équipe d’avoir été félicités par Poutine, alors que notre président national sautait de joie dans les tribunes au coup de sifflet final.

C’est aussi aujourd’hui vendredi le coup de sifflet final pour la campagne de second tour. Plus intense que le premier avec un candidat-président beaucoup plus disponible et mouillant davantage le maillot. Dernière sortie officielle avant d’aller voter à l’heure du déjeuner dans sa bonne ville du Touquet, dimanche. Il a choisi le…Lot (forcément gagnant) et une terre de gauche de la ruralite heureuse à Figeac. alors que sa rivale, favorisant ses ch’ties terres d’élection, après Arras, hier soir, a choisi comme terminus Abbeville. Dans la baie de Somme. Non pas pour y pousser une « roupillon ». A petite distance du Touquet où curieusement la candidate de la Société protectrice des « Gilets jaunes » (pas seulement) des humbles et des sans grade n’a pas prévu une pause dans les dunes bien connues des pilotes de l’Enduro. Et l’enduro « Madame chats » connait par coeur. Et une, et deux et trois défaites…Un nouvel hymne pour la « rassembleuse nationale » qui nous promet un gouvernement d’union précisément nationale. Avec quels joueurs dans l’équipe type ?

Un nouveau sondage, le dernier officiel du cru 2022, nous « bassine » déjà avec la préfiguration des résultats des prochaines législatives. Deux français sur trois seraient favorables à une cohabitation quelle que soit l’identité du vainqueur. Le rêve déjà pour les sortants LR. Beaucoup plus certainement en cas de triomphe de Marine Le Pen. Cette dernière trouve malhonnête la position de Jean-Luc Mélenchon qui se verrait bien devenir son Premier ministre. « On ment aux électeurs en leur faisant peur. « J’obtiendrai comme Emmanuel Macron d’ailleurs s’il gagne la majorité à l’Assemblée. C’est vrai que Marine, elle, ne fait peur à personne. Mais sur le coup, elle n’a probablement pas tort.

C’est assez drôle de penser que peut-être les mêmes sondés, rejoints par d’autres renforts, refusaient tout aussi catégoriquement, il y a encore quelques mois et même davantage, un remake avec les finalistes de 2017. Le verdict des urnes en a décidé autrement.

La Palice n’aurait pas dit mieux, s’ils ne voulaient pas de la même affiche ils auraient pu ne pas s’abstenir en grand nombre ou surtout voter davantage pour les autres candidats éliminés. Beaucoup n’ont pas attendu pour employer le mot d’illégitimité et brandir la menace d’un troisième tour social violent dans les rues. Elle est belle la démocratie ! C’est comme pour le loto, si tu ne joues pas, tu ne risques pas de gagner…

PS: « Nono » Le Maire a peut-être donné sa dernière interview en tant que ministre de l’Economie ce matin. Dans l’attente du résultat du match. Il n’a pas seulement parlé du prix des baguettes de pain ou des sources d’énergie. Il n’en a pas manqué d’ailleurs ces deux dernières années pour « amortir  » à son poste ministériel les deux chocs du « quoi qu’il en coûte » consécutif au Covid-19, puis le démarrage de la guerre en Ukraine aux retombées économiques elles aussi « radioactives ».

Quel bel hymne tout particulièrement à sa circonscription d’Evreux-sud, « qu’il adore« , selon ses propos. C’est beau l’amour. Il n’a ouvert ni fermé la porte à d’autres spéculations: briguer ou non un quatrième mandat de député en juin prochain. « Un mandat n’est pas une rente à vie », a-t-il déclaré. Et encore moins celui de ministre au service de ses compatriotes. Il se déterminera au lendemain de la présidentielle. Enfin pas lundi, tout de même…

Deux de ses anciens suppléants dont son nouvel meilleur ennemi, Guy Lefrand, le maire de la capitale de l’Eure, et surtout la dernière remplaçante, dont le nom m’échappe curieusement en raison de sa très grande discrétion pendant ces cinq ans, ont bien eu de la chance d’avoir un député nommé ministre. Heureusement (c’est une blague): Bruno Le Maire a connu cinq ans d’opposition dans l’Hémicycle, car entre « Nico et Manu », il y a bien eu François, l’homme au scooter qui faisait aussi tomber la pluie ! Finalement il n’a siégé au Palais Bourbon…sur les banc des députés qu’un mandat et demi !

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