Lendemain de victoire:  » Et maintenant que vais-je faire ? « 

Un répertoire à la Bécaud pourrait être d’une aide précieuse en ce lendemain d’élection. Et « Emmanuel II » pourrait fredonner « et maintenant que vais-je faire ? ». Un refrain est certain: l’important n’est plus la rose. Depuis longtemps. Encore qu’il pourrait néanmoins être tenté par rosir un peu son prochain gouvernement. Voire même le verdir. Et pourquoi pas pour ce président anciennement disruptif une… »Nathalie » (un joli prénom bien porté) de retour de son exil New-yorkais et non pas en provenance de la Place rouge ! Mais là on changerait davantage de chanteur avec Nougaro, et son « Nougayork » Le retour de NKM semble tout de même bien peu probable. Comme la nomination à Matignon de Carole Delga, la rose présidente de l’Occitanie. En dépit d’un certain savoir-faire et faire-savoir à la tête de sa Région. Je ne suis pas très fan à titre personnel d’une autre personnalité de gauche…la souriante Elisabeth I ère (Borne). Mais le président ne me demandera pas mon avis. Et bon joueur et perdant le cas échéant, je ne lui en veux pas…Et en dépit de toutes ses compétences, Christine Lagarde, habituée elle à prendre une grande partie de la lumière dans tous ses mandats prestigieux tant au national qu’à l’international, ne me semble pas la mieux placée dans l’immédiateté pour gagner des législatives pas si faciles.

Pourquoi pas l’un de ses très proches et pas le plus mauvais, Julien Denormandie, actuel jeune ministre de l’Agriculture, dont le nom revient souvent. Les deux ministres précités toujours en poste au gouvernement, ne feraient assurément pas de l’ombre à « l’astre » réélu de l’Elysée, qui, en attendant, a posé ses valises de dossiers dans la résidence présidentielle de la Lanterne, dépendance du château de Versailles, pour quelques heures. Et penser à l’avenir immédiat. Il est probable que son Premier ministre restera en place jusqu’au 1 er mai. Pour la suite on verra. Qu’il prenne son temps, afin aussi de constituer un bon gouvernement pour gagner le troisième tour, même si les législatives vont très vite arriver. Comme hier soir, à peine dix minutes après l’officialisation du renouvellement du bail présidentiel, ses deux principales oppositions ont déjà lancé les couteaux en direction de leur cible honnie.

Extraordinaire Marine le Pen, qui, en dépit d’une score très décevant pour elle, a parlé sans sourciller, d’une « victoire éclatante et d’une espérance » pour l’avenir. Tentera-t-elle un quatrième tour de manège pour enfin décrocher le pompon ? Le pompon rouge que l’on touche sur les bâchis des marins qui porteraient enfin bonheur à Marine ? Huit Le Pen père et fille, candidats et autant de défaites comme l’a cruellement « balancé » Monsieur Z avec qui les négociations législatives ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices. Où comment essuyer un troisième échec consécutif, même en améliorant sensiblement son score et jouer les gagnantes. Il fallait oser alors que vainqueur lui se l’est « joué » plutôt modeste, tout comme ses troupes de supporters et proches. Une victoire contenue sans la moindre exubérance. Qui aurait été de toute façon déplacée. Tout le contraire d’un Jean-Luc Mélenchon qui s’est invité à l’antenne, une fois encore grandiose dans l’outrance et le mensonge. Il s’y voit déjà à Matignon. Il n’est pas impossible qu’il rencontre dès aujourd’hui Jean Castex et non « Casto » afin de faire connaissance avec son futur bureau et y commander sa réfection. Il gagnerait du temps pour le chantier. De qui se moque-t-on ? L’une des groupies de l’artiste, Raquel Garrido, sur l’un des plateaux de télévision, s’est très vite transformée, la « radicale de l’extrême » (elle ne fait pas honneur à sa profession d’avocate) en lançant, sans la moindre borne, en proximité de studio avec la ministre du Travail: « on va vous chasser ». Bigre: la menace est terrible. « Manu » a tout intérêt à renforcer sa protection à Versailles, la révolutionnaire sans-culotte mais pourtant mal culottée, s’apprête avec une pique à marcher sur la Lanterne…Encore une qui n’a pas la lumière à tous les étages ! Ah, ca ira, ça ira…les aristocrates à la lanterne !

Le résultat à peine connu, les oppositions diverses et pour certaines avariées par leur culot monstre, sont montées à l’assaut de la citadelle. Bien aidées par des sondages « à la con » comme celui qui faisait état que plus des deux tiers des français espéraient une nouvelle cohabitation avec les oppositions qui deviendraient majoritaires à l’Assemblée comme par enchantement. Alors qu’avec ce mode de scrutin certes inique (une dose de proportionnelle s’impose vraiment de toute urgence) le RN et la France insoumise ne rentreront pas en nombre beaucoup plus important que la fois dernière dans l’Hémicycle. A priori.

De quoi donner finalement de l’espoir aux…Républicains aux législatives. Alors que quelques minutes plus tôt (c’est pour rire) Valérie Pécresse profitait de la fête macroniste au Champ-de-Mars pour tenter d’écouler son stock de petites Tours Eiffel pour rembourser sa campagne ! C’est tout de même plus drôle que les félicitations de Vladimir (Poutine) à son homologue français à qui il a souhaité « le succès » . Avec Marine il aurait certainement employé le mot de « triomphe ». Ca ne manque pas de sel alors que nombre de commentateurs et adversaires, chez nous, ont fait du « en même temps » risible. « Certes il a gagné, mais il a quand même perdu… ». Elle est forte celle-là. Une cure de minceur avec l’intervenant que vous souhaitez semble s’imposer. Surtout celui de dégonfler un peu le « melon » de certains et certaines des mauvais perdants.

Un dernier mot régional du scrutin pour aujourd’hui: la victoire de Macron en Seine-Maritime (et notamment large au Havre avec un score de 63 % dans la ville dirigée par Edouard Philippe) et celle de Le Pen dans l’Eure, où la ruralité a voté très massivement pour la finaliste défaite. Un exemple parmi tant d’autres: Bonneville-Aptot, un village de moins de 300 âmes, où les « sarrazins » se comptent sur les doigts de la main, où la candidate du RN a recueilli 68 % des suffrages pour un taux de participation de 80 %.

Une exception tout de même notoire à Evreux où le président-candidat atteint aussi les 63 %. Ce qui n’a pas dû faire trop plaisir là au maire de la préfecture de l’Eure qui avait placé comme au Havre, Jean-Luc Mélenchon en tête ! Le ni-ni peut avoir aussi ses limites dans l’isoloir !

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