Quelle vie de chien la politique ! Cela n’empêche pas certains d’aller à la gamelle…

Nom d’un chien ! La dynastie des chiens de présidents de la V e République a failli s’interrompre de façon horrible. Vous imaginez si Marine Le Pen avait rejoint le palais de l’Elysée, c’en était fini de la longue lignée des chiens présidentiels. Chat alors ! La liste est longue de prestigieux patronymes: Rasemotte, Jupiter, Baltique, Jugurtha, Dumbledore (un nom qui sent presque bon le whisky) Philaé, pour ne citer que les plus connus. Les stars de la gente canine ayant bien aimé les pelouses du parc. Que de caresses reçues aussi pendant toutes ces années sur les moquettes et parquets de l’ancien hôtel d’Evreux. C’est toujours bon de caresser dans le bon sens du poil, même s’il est ras, le chien élyséen !

Ouaf, ouaf: le compagnon du couple Macron, « Némo » adopté à la SPA (c’était une première) en a repris pour cinq ans. Il sait d’ores et déjà qu’il ne rempilera pas pour un nouveau mandat en 2027. Quelle vie de chien. Et celle de président alors ? A peine élu et déjà une offrande sur son museau ou sur son costume. Un jet de tomate (e)s reçu alors qu’il allait au contact hier (toujours courageux et en même temps si délicat pour sa garde rapprochée) sur un marché d’un quartier populaire à Cergy-Pontoise. Faut-il espérer qu’il ne s’agissait que de tomates cerises et non farcies ! Ca laisse moins de traces. Ah si Némo avait été là pour défendre son maître. Cela aurait fait de belles images comme celle de Baltique, au premier rang à Jarnac, aux obsèques du président Mitterrand, en présence aussi de sa maîtresse. Pas celle du chien. Une si belle famille recomposée.

J’en connais un, Sumo, le bichon maltais de Jacques Chirac, qui, pas très reconnaissant, avec un gros poil d’ingratitude, commença à devenir très agressif à l’égard de son maître dès sa sortie de l’Elysée. Le couple Chirac dut s’en séparer pour cause de morsures déloyales. Une autre vie de chien.

Plus sérieusement, « Emmanuel II » , a priori, ne risque pas aujourd’hui un tel accueil au salon Murat, cadre du très probable dernier Conseil des ministres de son gouvernement. Encore que ? Pour un grand nombre d’entre eux, ce sera le dernier tour de piste élyséen. Souvenons-nous des pleurs de « Ségo » après la « branlée » des socialistes, aux législatives en 1993, réconfortée par son président (pas Hollande). La même, qui, en ce début de semaine, avait lancé cette parole Royal « un poste de Premier ministre ne se refuse pas, j’y réfléchirai le cas échéant ». Ne rêve pas « Cocotte »! Tu ne formeras pas un nouveau couple exécutif avec le successeur de ton ex, même si l’on parle de plus en plus d’une femme Premier ministre.

Il va y en avoir aussi des sacrifiés. Des éloignés parfaitement définitifs. Ils vont retrouver l’anonymat que leur nomination n’avait pas vraiment fait disparaître. Qui se souvent de leur arrivée…en « catinimistre » et leur prochain départ. Ces « soldats » restés inconnus vont ainsi disparaître de notre vie. Quelle désolation ! Un petit jeu au hasard: Joël Giraud, éphémère ministre de la Cohésion des Territoires en remplacement de Jacqueline Gourault, nommée au Conseil constitutionnel, Nathalie Elimas, accusée de harcèlements, partie il y a peu et qui aura surtout marqué les esprits de ses collaborateurs de cabinet, son comportement colérique ayant occasionné de nombreuses démissions. Et son propre départ il y a quelques semaines ! Sans oublier au passage Brigitte Klinkert, dont on a surtout parlé, comme la tête de liste dans les Hauts-de-France, le spécialiste des retraites, Laurent Pietraszewski, pour leurs brillants résultats aux Régionales et Bérangère Abba, à ne pas confondre avec l’une des chanteuses du groupe éponyme suédois. Mamma mia…

C’est dur la politique. Mais comme l’a si bien dit Roselyne Bachelot, notre sympathique et toujours souriante ministre de la Culture (peut-être elle aussi sacrifiée) ce matin: « la fête pour ces adieux sera gaie et joyeuse. Que certains arrêtent de pleurnicher. Ceux qui deviennent des anciens ministres ne sont vraiment pas les plus à plaindre ». Bien envoyé Roselyne ! Elle a bien l’âge de raison l’angevine, ancienne ministre du grand Jacques, de Sarko. Qui, après un break de dix ans comme chroniqueuse de radio et télé, avait repris du service auprès de Emmanuel Macron pour le portefeuille de ses vraies aspirations: la culture. Elle en a connu des sorties à l’heure du buffet final des réjouissances…Un petit verre de cointreau (liqueur angevine) ne se refuse pas. A la santé également de tous ceux, qui, pour un plat de lentilles électorales, vont aller à la gamelle ces prochaines semaines. Pour une belle pâtée, allez savoir…Il y a toujours néanmoins de bons os à ronger. Surtout pour les socialistes prêts à rejoindre Mélenchon pour sauver leur tête. « Tonton » n’aurait pas aimé, même s’il l’avait pris comme ministre, mais à l’époque, il n’était pas encore insoumis !

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