Une intronisation bien…étreinte et l’Eure des investitures !

Que d’étreintes ! Et après on se gausse du fait que notre Président ne serait pas proche des gens. Pas dans les murs de son palais en tout cas et lors de ses sorties sur le terrain où le nordiste d’origine de la Somme (le sud ch’ti) n’est pas vraiment froid avec le public qu’il rencontre. Il lui arrive même d’avoir des coups de chaud. Un vrai sudiste dans le geste. Très tactile. Et franchement ça ne me gêne nullement surtout lorsqu’il s’agit d’étreindre comme hier des inconnus devenus hélas célèbres: les parents de l’enseignant Samuel Paty. Une séquence de véritable émotion avec cette maman dans les bras de son hôte tout aussi ému. Le moment très fort de cette cérémonie d’investiture. L’émotion n’était évidemment pas la même avec ces multiples tapes sur l’épaule, ces accolades plus ou moins très appuyées avec ses proches et quelques uns de nos poids lourds de la politique, le jeune retraité de président Nicolas Sarkozy, bisé par son ancienne électrice, Brigitte M (peu importe le protocole) François Bayrou et même notre « Doudou » havrais. Ca faisait plaisir à voir ces retrouvailles chaleureuses. Du grand art assurément. Comme avec son ancienne collègue du gouvernement époque Hollande, Marisol Touraine, très à l’aise dans la salle des fêtes de l’Elysée. Comme la radieuse et croquante Roselyne Bachelot, tout de vert fluo que l’on dit sur le départ de la Culture. Et il serait étonnant qu’elle ne rejoigne un grand ministère des Numéros verts ou remplace dans la pub le bonhomme Cetelem. Elle en serait pourtant capable. Elle me manquera davantage par ses tenues et sa bonne humeur communicative que sa consoeur, Marlène Schiappa ! Qui pourrait la suivre dans la carrière de chroniqueuse chez Cyril Hanouna !

Comment, pour un clin d’oeil à l’Eure, omettre la présence remarquée d’un « vieux de la vieille » époque François Mitterrand avec notre petit « tonton » eurois, ancien secrétaire d’Etat à la Ville, remplaçant de Bernard Tapie et député, François Loncle, astucieusement « infiltré » côté famille du couple présidentiel. Un fidèle de « Manu » depuis son premier sacre républicain avec qui il discuta longuement.

Certainement pas pour évoquer la situation des investitures sur ses anciennes terres, la circo de Louviers-Val-de-Reuil détenue par son successeur marcheur au Palais Bourbon, Bruno Questel. Ce dernier qui va faire équipe avec la maire d’Igoville, Nathalie Breemeesch, connait désormais, même si ce n’est pas encore officiel, son principal adversaire de gauche en la personne d’un jeune candidat ambitieux, Philippe Brun, conseiller municipal d’opposition à Louviers, estampillé plutôt socialiste, qui lui devrait choisir son suppléant ou sa suppléante dans le Roumois…comme un certain François Loncle, jadis. Exit donc le maire de Val-de-Reuil, le socialiste Marc-Antoine Jamet, un autre « travailleur parisien », le numéro deux ou trois du groupe LVMH ! Son CV ne correspondait peut-être pas à la NUPES, lancée en grandes pompes par son César insoumis, hier à Aubervilliers, Jean-Luc Mélenchon. C’était tellement beau cette « grand messe »…J’en suis encore retourné. Les vrais socialistes d’antan doivent aussi l’être, mais pas pour les mêmes raisons. Il se sentait comment Olivier Faure, le premier secrétaire du PS étreint tout aussi chaleureusement par le « nouvel empereur » ? Pas celui de la banquise et ancien député de Marseille puisque non candidat à sa réélection. Tribun efficace, certainement, mais pas encore couronné empereur. C’est trop drôle de l’entendre demander au peuple de l’élire Premier ministre de la République, la sienne, la sixième du nom.

Revenons à nos moutons eurois avec ce « yalta » aux bords non pas de la Mer noire (dont on parle beaucoup hélas depuis deux mois) mais bien de la Charentonne, de l’Epte, de l’Eure et de l’Iton, Risle et Andelle. Sans oublier le fleuve royal de la Seine. Et la distribution des lauriers, les investitures accordées très probablement à deux candidats défendant les couleurs des Insoumis sur les deux circonscriptions d’Evreux. Qui pour le moment restent des soldats inconnus. Ca devrait se décanter comme le bon vin d’ici les prochains jours. Le RN en principe doit aussi présenter ses champions et championnes demain lundi. Où sont les « verts » ? Toujours vides ?

Comme pour la troisième circo (Bernay-Pont-Audemer) où un autre « vieux de la vieille » l’immortel Francis Courel, pourrait représenter la gauche. La gauche…Courel avec un beau camaïeu de couleurs du rose pâle au rouge foncé ! En passant par le vert des greens de golf qu’il fréquentait assidument il y a quelques années.

Reste la 5 e (Vernon-Les Andelys) où sans surprise à Ensemble et Renaissance, le successeur de Sébastien Lecornu à la mairie de Vernon, François Ouzilleau, pourrait lui aussi abandonner la… scène locale pour siéger à Paris au titre de la majorité présidentielle. Les vernonnais aiment bien l’alternance au niveau du fauteuil de premier magistrat. Mais toujours du même bord de Seine où une pépinière de talents fleurit. Il devrait battre le fer avec un insoumis et surtout une « insoumise » marcheuse, l’actuelle députée Claire O’Petit, qui n’entend pas rendre son tablier des ponts de l’Eure. Ca risque d’être très chaud…

Une dernière…petite info maritime, on connait le nom du « Philippe boy » dans la huitième circo de Seine-Maritime, celle détenue par le communiste Jean-Paul Lecoq. Il s’agit du conseiller municipal délégué de la Porte Océane, Wasil Echchenna, déjà candidat malheureux mais loin d’avoir été ridicule dans l’un des cantons de gauche (le candidat en vient) les plus difficiles à gagner aux Départementales de juin dernier. A droite, chez LR, c’est encore l’inconnue…après la défection de la jeune candidate qui était pressentie. Contrairement à la circo d’à côté où l’avocat Jacques Forestier, défendra avec comme suppléante une psychomotricienne d’Octeville-sur-mer, Anne-Sophie Laureau, le bleu gaulliste. Il participait d’ailleurs hier après-midi à Paris, avec environ une centaine de ses pairs à une autre « grand messe » bien républicaine, celle-là, présidée par Christian Jacob. Pour notamment y signer une charte de non traitrise, à savoir ne pas rejoindre le camp honni: celui d’épouser en seconde ou troisième noce l’époque « Renaissance ». Un pas historique déjà franchi par Robin Reda, le jeune député de l’Essonne et ancien maire à l’âge de la petite vingtaine, de la commune de Juvisy-sur-Orge, l’un des piliers aussi du mouvement « Libres » de Valérie Pécresse, en région parisienne. Surtout libre de ne pas faire…le plus mauvais choix électoral et de ne pas présenter sa tête (bien faite) à Monsieur le bourreau des urnes ! Une nouvelle belle « prise de guerre » pour la majorité présidentielle à quelques heures des cérémonies commémoratives de l’Armistice du 8 mai.

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