Le champagne est au frais mais les fumées blanches ne sont toujours pas sorties ! Ca « déconne » encore pas mal…

Le champagne est au frais. Du côté de Reims, capitale de bien des sacrements historiques. On ne sait jamais. C’est le dernier nom livré à quelques heures de la nomination de ce qui pourrait être la nouvelle Première ministre à Matignon. Catherine Vautrin, la présidente du « Grand Reims », (un petit clin d’œil personnel au passage à mon ami champenois d’adoption « John-Wolf » ) tiendrait à son tour la corde (ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour elle!) après plusieurs rivales potentielles plutôt ancrées elles à gauche. Ancienne secrétaire d’Etat et ministre à trois reprises de Jacques Chirac et vice-présidente de l’Assemblée nationale, forte d’une belle expérience d’élue locale, encore Républicaine jusqu’à peu, elle coche un certain nombre de cases dont celle d’une personnalité politique de droite à la fibre sociale. En quelque sorte un Jean-Pierre Raffarin au féminin mais beaucoup moins portée par tout ce qui touche la Chine. En revanche pour ce qui est de celle « écolo », les marcheurs de la première heure ont plutôt les « boules » dans l’éventualité de cette hypothèse. Déjà qu’elle n’est pas issue de la gauche ! Et un, et deux, et trois locataires de Matignon à tribord !

Rien n’est joué…alors que l’Homme du mont Canigou, mais loin d’être d’un « toutou » « Jeannot » Castex, qui a dit non aux propositions de son bientôt ex-patron pour devenir ministre, s’apprête à rendre son tablier de chef de gouvernement. Ces quelques heures de rab, il les devait au fait qu’il était annoncé aujourd’hui dimanche pour se déplacer chez François pour la canonisation au Vatican de Charles de Foulcaud, ancien officier de cavalerie devenu explorateur, puis prêtre et ermite.

Patatras. Ne voilà-t-il pas que le prince des Emirats arabes unis, décède. Pas de chance. Surtout pour l’intéressé.

Adieu Rome, mais bonjour la « corvée » à Abu-Dhabi pour le chef de l’Etat. Et comme la règle veut que l’un au moins des deux chefs de l’exécutif, reste sur le sol français, « Jeannot » est privé de sa dernière sortie officielle. Est-ce la raison pour laquelle ses services, pour le venger hier de cette ultime privation…qui doit le ravir, ont annoncé la démission du gouvernement ? Quelques minutes de panique dans les rédactions. Il n’en était heureusement rien. Il ne s’agissait que d’un bug informatique. Son auteur néanmoins est probablement plus proche de la porte que de l’augmentation. C’est dommage: il aurait pu livrer dans son élan la composition du futur gouvernement. Par erreur aussi. Et elle aurait eu le mérite de soulager ceux et celles qui souhaitent rester…La politique est décidément cruelle.

La preuve à la dimension forcément plus relative de la législative dans l’Eure, sur « La route de Louviers », une comptine pour enfants restée célèbre, avec la grosse désunion à bâbord et là le vilain petit cantonnier n’y est pour rien. Bisbilles dont je me suis fait l’écho hier. Un record d’audience grâce aussi à un très efficace partage des…pains ! Pardons liens d’amitié et d’intérêt. Qui osera dire que la politique n’intéresse pas mes fidèles lecteurs ? Et là aussi mes amis, à gauche, ils continuent à chercher leur unique pape, non pas pour aller à Matignon, mais rejoindre la Chambre, celle de l’Assemblée nationale. Les tractations ont dû être sévères depuis vendredi pour éviter un déchirement fatal. Jusqu’à l’excommunication ?

Mon « petit ours Brun », (Philippe de son prénom) beau joueur, a bien apprécié cette gentille dénomination, (un peu moins le reste et c’est bien normal) reste justement optimiste sur la non mise à exécution des menaces du PC de lui mettre un candidat dans les pattes en juin prochain. Et de déclencher le feu nucléaire de moindre portée, il est vrai. Mais là le candidat socialiste, qui, ces derniers mois a fluctué entre Arnaud Montebourg puis finalement « Fluctuat nec mergitur » vers la reine de la capitale, Anne Hidalgo (qui elle a bien sombré en dépit du blason de la ville de Paris) après le retrait du premier à la course présidentielle, se trouve plutôt en posture de victime collatérale de cette guerre. Celle déclenchée sans sommation par le maire et président de la métropole rouennaise, Nicolas Mayer-Rossignol, désireux en dépit du mariage de la NUPES, de lancer trois candidats socialistes contre deux prétendants LFI et surtout le sortant communiste en Seine-Maritime, Hubert Wulfranc, l’ancien maire de la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray (tristement célèbre pour l’assassinat du père Hamel). Un crise de « lèse-coco » qui est venu assommer la tête des camarades. Et qui ne leur a pas fait boire du petit lait qui n’a rien de normand, celui-là. D’où cette volonté affichée du PC de rendre la monnaie de sa pièce, pas forcement en roubles, au PS.

Pour preuve aussi l’appel solennel lancé sur les réseaux par le maire communiste d’Alizay mais également conseiller départemental de l’Eure, Arnaud Levitre, qui s’était déclaré candidat avant l’arrivée de la NUPES. Son destinataire, NMR : « Nicolas, arrête tes conneries. Comment peux-tu préférer des mesquins calculs politiciens à la parole donnée et à l’intérêt général. J’ai joué le jeu en me retirant. Retire cette candidature, insensée, inutile et dangereuse ». Rompre l’union, conclue-t-il, signifierait pour nous de présenter un candidat contre celui du PS dans l’Eure ».

« Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette ». On ne remerciera jamais assez ces réseaux de jouer un rôle informatif (parfois) alors qu’il y a quelques années, ces bien vilaines tambouilles dont je n’ai aucun souvenir (je plaisante) ne seraient pas sorties de la cuisine où seraient restées plus discrètes. Un certain temps. Elles ont aussi un grand mérite: celui pour les candidats de toutes tendances (la plupart des partis ont de sérieux soucis même de débuts de mois) de faire des campagnes moins onéreuses et surtout plus écolos. Moins de papiers et plus de réseau…Ca compense partiellement aussi une autre discrétion: celle de la presse régionale souvent aux abonnés absents ou à la remorque (pas partout fort heureusement) et faisant preuve d’un zèle exceptionnel, dans le mauvais sens, pour évoquer les coulisses des campagnes électorales. Qui ne doivent pas intéresser leurs lecteurs…A voir. Mais je ne suis pas le mieux placé pour en juger…avec quelque amertume !

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