Le « kmer vert » non solitaire a eu chaud aux fesses et Matignon en « born out » !

Un double événement pas de la même taille évidemment ce lundi en soirée: l’accession de la ministre du Travail à Matignon, désignation que j’ai déjà commentée hier soir…et la polémique de grands bassins !

Je commencerai donc avec un instant fraicheur grenoblois. Particulièrement gratiné. Normal en pays dauphinois. On peut avancer en plongeant dans le grand bain, que le maire de Grenoble, le « kmer vert » qui hélas n’est en rien solitaire, Eric Piolle, a eu « chaud aux fesses » avec sa délibération d’autorisation du birkini dans ses piscines municipales. Le dossier chaud qui donne des boutons de fièvre à la gauche de la gauche, en divisant sa propre majorité, est passé de justesse, à 29 voix contre 27 et 2 abstentions. L’édile grenoblois qui doit aimer croiser une femme en burkini dans sa Piolle a failli se retrouver en culotte courte sans obtenir de blanc-seing! Une comparaison qui pourtant n’a pas de raison d’être puisque les représentants de la gente masculine se trouvent contraints, ici comme ailleurs, de porter un slip de bain et non plus un short. Encore une discrimination sexiste alors que lui autorise aux femmes et jeunes filles musulmanes le port de ce vêtement pudique masquant en grande partie leur féminité. Evidemment pas pour des raisons idéologiques et communautaristes. Allons, allons, restons sérieux. Mais le plus étonnant, c’est bien que le candidat, largement défait à la primaire écolo, ait fait voté « en même temps » un « permis de seins nus » évidemment pas pour les mêmes utilisatrices. Je demande à voir la faisabilité « technique » d’une telle initiative ! Quelle avancée libertaire. Quelle exceptionnelle nouvelle version des anciennes maisons de tolérance. D’un côté on couvre et de l’autre on dévoile ! Certains pourront chanter qu’il n’y a pas de quoi en faire une montagne au pied des Alpes.

Chapeau l’artiste…s’il souhaitait faire plonger la NUPES ! Et bonjour la future application de ce vent de liberté pour le moins curieux. Cachez ce sein que je ne saurai voir. Pas sûr que les parcs aquatiques grenoblois y gagnent en parts de fréquentation avec, à la fois des femmes en topless et des naïades chaudement et de façon si élégante et top question hygiène, vêtues. Même l’été.

Il en est une aussi qui a eu, à sa façon un « peu chaud aux fesses » (pardon d’avance pour cette expression outrageusement masculine) même si l’intéressée nage plutôt dans le très grand sérieux et pas dans la gaudriole: c’est bien notre nouvelle Première ministre, Elisabeth Borne, surnommée lors de son passage à la direction de la RATP « Elisabeth born-out ».

Ses collaborateurs anciens et actuels s’en souviennent et pas seulement ceux de son ancien réseau de transports parisien. Un CV long comme le bras. Des qualités de « techno » hors pair (une connotation je reconnais un poil macho ) avec des grands mérites professionnels vantés ici et là. Une sacrée bosseuse, exigeante. Un peu à l’image du Président. Trois ou quatre heures de sommeil par nuit. Pas vraiment le genre limace. Dure avec elle-même et ses collaborateurs et collaboratrices, d’où ce sobriquet pas forcément flatteur.

Techno, peut-être, de sensibilité de gauche mais pas militante comment aiment à la « repeindre » avec perfidie ses opposants syndicaux et politiques. Même si la nouvelle Première ministre a travaillé au plus près depuis trente ans avec une bonne partie…du gratin socialiste: Jack Lang, Lionel Jospin, Bertrand Delanoë (à la mairie de Paris) Ségolène Royal dont elle a été la directrice de cabinet au ministère de l’Environnement…Une liste non exhaustive. Et déjà avoir travaillé et survécu (n’avait-elle pas aussi occupé le poste de préfète de la Région Poitou-Charentes du temps de la splendeur « chabichou » de ma « Ségo ») mérite le respect. C’est plutôt un atout sur sa carte de visite. Son ancienne patronne, comble de l’ironie, n’a jamais été jusqu’à occuper des appartements à Matignon. Elle n’avait pas été jusqu’à la suivre dans son exil antarctique. Elle était déjà en effet ministre sous Edouard Philippe, puis sans discontinuer avec son successeur, Jean Castex, dont j’ai bien apprécié la sortie, hier soir. Il était pressé d’en finir avec cette belle parenthèse de pouvoir. C’est resté un homme simple et le plus heureux des hommes de quitter une résidence qui contrairement à bien d’autres de ses prédécesseurs ne s’est pas jamais transformée pour lui en « enfer ». Les vacances bien méritées commencent. Et en plus il a reconnu non sans humour qu’il avait du jardinage et des travaux de peinture à effectuer chez lui à Prades. Un jardinier et un bricoleur, ça se respecte.

Emmanuel Macron a donc joué la carte de la prudence et de la proximité avec la nouvelle élue, même si elle n’a jamais été candidate lors d’une élection (son baptême du feu va intervenir en juin avec les législatives dans le Calvados). Le bel exemple vient d’en haut. N’est-ce pas « Emmanuel II » qui a pourtant hésité, semble-t-il, jusqu’au dernier moment. Le dernier week-end a été mortel pour la dernière nominée du festival de Matignon, la présidente du Grand Reims, Catherine Vautrin, qui, encore vendredi soir, partait avec les faveurs du pronostic. Mais son passé anti « Mariage pour tous » a plaidé contre elle et solidifié le « tout mais pas elle » chez certains très proches du chef de l’Etat. Les tirs de barrage ont eu raison de l’ancienne ministre de Chirac restée proche avec « Sarko » et ont bien fonctionné côté aile gauche de l’Elysée. Et après on dira encore que le président de la République n’écoute pas. Il lui arrive aussi d’être en quelque sorte sous influence ! Bonnes et mauvaises. C’est son choix de privilégier davantage son flan plutôt gauche avec une femme aux compétences indéniables. Un très bon soldat qui, comme dans la Grande muette, ne l’ouvre pas trop. Son parcours de fillette, pupille de la nation après le décès de son père, ayant brillamment réussi dans les études et la carrière, en atteste. Sa langue de bois continuera aussi de rester sur de bons rails…Forcément. La droite peut déjà se rassurer! la gauche et l’extrême-gauche sans parler des droites extrêmes n’ont pas attendu longtemps pour lui tailler aussi un…short !

Finalement la gauche que l’on disait en état de mort cérébrale et électorale avec ses brillants résultats ne s’en sort pas si mal. Lorsqu’on additionne Marine Le Pen, rassembleuse d’une partie de la gauche électorale, « Melon…chon » qui se croit aux portes de Matignon après un CDD (incroyable mais vrai, les Insoumis prônent désormais des contrats de travail à durée déterminée !) de la cheffe de gouvernement, tous les espoirs ne lui sont-ils pas permis ? Alors que la France n’a jamais été aussi à droite. Comprenne qui pourra dans l’attente de la composition du gouvernement qui nous éclairera davantage sur les intentions présidentielles…

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