Un cynisme honteux ajouté à un « coupe-gorge » dans le « footoir » ambiant ! Et le ballon d’or de l’organisation foireuse accordé à…

Une seule certitude à ce jour: ce n’est pas Gérald Darmanin qui représentera le gouvernement français au jubilé de la « queen » Elizabeth II. Il serait en effet en très grand froid avec nos meilleurs ennemis de la « perfide Albion » qui n’ont toujours pas digéré le pudding concocté par le ministre de l’Intérieur dans les prolongations de cette soirée cauchemardesque du Stade de France. Pour l’image déplorable surtout véhiculée à travers le monde. Et les sujets de sa gracieuse majesté ne sont probablement pas les seuls à en vouloir terriblement au « premier flic  » de France pour ses accusations un peu hâtives sur les causes de ce fiasco général. Ou plutôt « footoir » à grande échelle. Dont les origines sont multiples et pas seulement liées, bien sûr, aux supporters de Liverpool qui seraient venus par dizaines de milliers munis de faux billets ou sans le précieux sésame. Ils étaient quand même selon toute vraisemblance venus en force ! Comme quoi il arrive aussi à la place Beauvau de gonfler les chiffres des… »manifestants-supporters » ! Il est tout aussi certain que son locataire ne se verra pas remettre le…ballon d’or de l’organisation. Sinon celle foireuse ! Mais là les prétendants à cette récompense sont multiples. Et il n’est pas seul à mériter un tacle bien appuyé.

Il est tout aussi très probable, voire même certain que le chef d’Etat n’ait pas vraiment goûté la farce indigeste jetant le discrédit sur nos capacités à organiser un événement sportif planétaire. Encore qu’il ne faille pas tout mélanger. Les fans du ballon ovale ne sont pas à mettre dans le même sac qu’un grand nombre de leurs « collègues footeux » qui, trop souvent, se conduisent comme des voyous.

Et ce même si notre président a préféré garder le silence hier dans le Cotentin pendant sa visite de l’hôpital Pasteur pour d’autres urgences, hospitalières celles-là, Il doit bien avoir…la rage « Emmanuel II » ! Et son ministre, après une « avoinée » présidentielle probable, victime en quelque sorte d’un sacré recadrage sans carton rouge mais peut-être un jaune, risque au passage de passer un sale quart d’heure cet après-midi avec sa collègue des sports devant ses juges et surtout procureurs généraux de sénateurs au palais du Luxembourg. Il faut lui souhaiter qu’il ait demandé des conseils à un autre accusé en la personne d’Alexandre Benalla, un « roi » déchu du maintien de l’ordre qui, en son temps, passa également un délicat oral de contrôle suivi d’un carton rouge.

La proximité des législatives décuple forcément l’ardeur belliqueuse des oppositions des extrêmes. De droite comme de gauche. Elles en rajoutent des tonnes avec gourmandise avec la complicité très active des médias. Il faut néanmoins reconnaitre que les images et les témoignages des victimes de ces débordements inqualifiables font froid dans le dos. Et là il ne s’agit pas d’un seul problème de fausse billetterie. Où comment les abords du Stade se sont vite transformés en boulevard de la…Fauche bien éloigné et pas seulement géographiquement de l’avenue Foch dans l’arrondissement plus huppé de Paris.

Est-il tolérable que trois ou quatre cents voyous, voire davantage, se soient rendus coupables en bandes très bien organisées (beaucoup plus efficaces elles que les forces de l’ordre) et aient fait main basse sur les effets personnels de nos hôtes britanniques et espagnols et nos compatriotes après des graves violences à la sortie de l’enceinte sportive. En quelque sorte la double peine pour ceux n’ayant pas eu la chance d’assister en totalité au match. Un véritable coupe-gorge organisé en toute tranquillité. Ils ne parlaient pas ceux-là la langue de Shakespeare et n’avaient que peu faire du match ! Sinon profiter lâchement de cette criminalité d’opportunité. Et c’est là que le bât blesse. A tous les niveaux. Oui, il existe des « hordes » de criminels profiteurs des désordres ambiants à chaque grand événement soi-disant festif. Et il n’y a vraiment que la gauche radicale pour fermer les yeux devant de telles évidences. Normal, ces banlieues sensibles accueillent sur leurs territoire leur plus gros réservoir d’électeurs. On le constatera très prochainement lors des élections législatives. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il faille accepter les délires verbaux de certains politiques de la droite extrême pour qui c’est aussi un réel bonheur de récupérer-il est vrai-les faillites collectives de nos gouvernants successifs. Les racailles de banlieues agissant en toute impunité ne datent pas que de l’ère Macron. Ca reste néanmoins et les scrutins ne cessent de le pointer, son premier talon d’Achille. Et l’entorse est sévère et trop durable…

Mais que dire alors de la totale irresponsabilité et du cynisme incroyable de plusieurs syndicats (au nombre de trois) qui, hier, ont reconduit leur grève du RER de la ligne B (certes dans un état pitoyable de fonctionnement) pour un nouveau soir de match, vendredi à Saint-Denis. A l’occasion d’une rencontre opposant l’équipe de France de football à son homologue danoise. A priori pas vraiment le match susceptible de déclencher des passions exagérées autour et dans le stade. Est-ce pour autant acceptable d’entendre des représentants syndicaux se réjouir du plein succès de leur grève de samedi dernier et leur impact mondial grâce aux télévisions. « Une réussite médiatique exceptionnelle et un rapport de force gagné avec la direction » osent-ils ajouter. Ils n’ont pas été jusqu’à scander: « on a gagné, on a gagné » mais on s’en rapproche ! Et ils remettent le couvert et vont à nouveau faciliter les engorgements, donc des débordements à risques devant les grilles. Et tout ça parce que se profile à l’horizon…2039 un projet d’ouverture à la concurrence étrangère, comme pour le rail. Qui ajoutée à une demande de prime exceptionnelle pour cause de covid et le passage progressif de la semaine de 32 à 35 heures, heureusement payé et des effectifs jugés insuffisants (une plainte peut-être recevable celle-là) suscite ces mouvements très ciblés de grèves. Evidemment plus ça gêne, et davantage c’est meilleur. Ca sera forcément la faute des dirigeants de la RATP et du gouvernement « of course » si ces « désagréments » de grognes sociales entraînent des drames humains autrement plus graves !

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