Surtout pas trop de vagues autour des écoles en milieu rural !

En cette journée électorale, point de politique. Droit de réserve. Pour quelques heures seulement je vous rassure ! Ca fait tellement longtemps: je retourne à l’école. Celle de la République. Publique, laïque et obligatoire bien mise à mal. Même dans des territoires ruraux où il n’existe pas a priori de zones de non-droit, comme du côté de Brionne, dans l’Eure. Nous ne sommes pourtant pas en effet dans des banlieues difficiles. Les barres s’immeubles gangrénées par des trafics divers et variés, ne font pas vraiment partie du paysage et les populations immigrées restent rares. Pas comme le vote pour le Rassemblement national.

Il n’empêche: des incidents graves liés à l’insécurité sont survenus depuis un an dans plusieurs écoles maternelles et primaires de la région. Le premier à Saint-Eloi-de Fourques en mars 2021, qui, à l’époque avait entraîné une occupation de l’établissement par les parents d’élèves et enseignants et élus solidaires et une médiatisation même nationale avec la présence des caméras des chaînes d’infos, consécutive à l’inertie de l’autorité de l’inspection académique. Et surtout à l’attitude violente de plusieurs élèves. De la bonne graine hélas d’enfants issus de familles à problèmes auxquels sont confrontés nombre de « petits » maires face aussi à des « incivilités » grandissantes. Des cas sociaux et psychologiques comme on dit pudiquement. L’émotion passée, ça s’était un peu tassé. Et c’est malheureusement reparti toujours dans le même canton avec cette fois-ci dans le même regroupement pédagogique, à Saint-Paul-de-Fourques, même si l’affaire n’est pas encore sortie dans la presse locale. Où il suffit d’un écolier incontrôlable pour susciter des remontées fermes toujours jusqu’ à l’inspection de l’Education nationale, sise à Bernay, toujours très réactive lorsqu’il s’agit de prendre les mesures qui s’imposent en dépit là aussi de la parfaite osmose entre la direction de l’établissement et le maire du village.

Et pourtant la cheffe d’établissement n’est pas du genre à avoir mis dans le règlement intérieur l’obligation de compléter sa trousse avec ce qui peut servir éventuellement d’arme. Les gommes et les stylos, c’est tout de même plus rassurant! Elle ose la « vilaine » monter au créneau et faire tout ce qu’elle peut pour pointer du doigt ces agissements hors normes! Un second gamin, deux jours plus tôt, avait blessé l’un de ses petits camarades de classe, occasionnant tout de même l’intervention des pompiers ! Sympa pour les enseignantes de faire classe dans ces conditions d’insécurité patente. On peut aussi imaginer la peur justifiée des parents qui en ont marre de cette mise en danger répétée.

Mais comme dans le cas précédent, l’Education nationale, se voile grandement la face. Réagit modérément. Surtout pas trop de vagues. C’est normal, la grande bleue, elle est à bonne distance. On ne peut pas, parait-il, exclure un écolier. Qu’attend-on ? Un drame ? Ce ne serait pas un problème pédagogique mais médical. Et alors ?

Cerise sur le gâteau: un troisième cas tout aussi inquiétant vient lui d’être mis à jour par la presse locale (heureusement qu’elle est là) et toujours dans ce même canton, avec la présence d’un « petit bout » de cinq ans, élève très perturbateur de la grande section maternelle de l’école de Franqueville, elle aussi à son tour, devant les feux de l’actualité. Ca commence avec ce qui est considéré à tort par certains dans un premier temps comme des chamailleries entre gamins. Et ce depuis la rentrée de…septembre dernier ! Avec néanmoins au passage quelques morsures et tirages de cheveux sur des gamines du même âge. Là encore même processus d’alertes successives et réunions auprès de l’autorité administrative compétente, allers-retours et discussions on le suppose animés entre l’équipe pédagogique, le maire de la localité et toujours la Grande administration de Bernay et aussi à l’Inspection académique d’Evreux. Qui pour seules réponses -jusqu’alors- ont été tout de même été jusqu’à…priver de sorties à la piscine et d’école l’après-midi le dangereux récidiviste de cinq ans! Car il paraîtrait que l’intéressé est plus calme en matinée! Son comportement serait donc moins grave aux premières heures de la journée ?

De qui se moque-t-on ? On croit vraiment rêver…ou plutôt cauchemarder. La région de Brionne et son univers scolaire bouleversé et impitoyable. Et pourtant nous ne sommes pas dans le 9.3 mais dans le 27 ! Surtout devrais-je me répéter: pas de vagues, mes amis. Tout va très bien ! Et l’école est obligatoire…même pour des « clients » récalcitrants qui provoquent même jusqu’à une phobie de l’école chez plusieurs de leurs petits camarades de classe. L’éducation, et non pas l’instruction, j’avais cru comprendre il y a longtemps qu’elle dépendait totalement de l’espace familial, hélas trop souvent lui aussi en miettes. Et qui c’est qui trinque ? Joli sacerdoce que celui du monde enseignant et ce de plus en plus. Il a du boulot notre nouveau ministre de l’Education nationale. Je suis sûr qu’il serait le bienvenu s’il lui venait l’idée de visiter ces écoles rurales à problèmes ! Celles dont on ne parle que rarement ou dans des circonstances douloureuses !

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