Pas encore hélas d’armistice ! Plutôt moules ou huîtres pour certains électeurs ?

Il restera dans la petite histoire de notre siècle. Je veux bien sûr parler du train qui, hier, à conduit Emmanuel Macron et le duo « Olaf et Mario », chefs des gouvernements allemand et italien jusqu’à Kiev. Sans passer bien sûr par les principales gares de l’est ukrainien. Normal puisque mais ces bâtiments ont été rasés de la carte par les bombardements russes. Comme les villes qui les accueillaient ! Le trio européen s’est donc contenté de se déplacer-ce qui est déjà bien-dans l’une villes martyres environnantes de la capitale ukrainienne, Irvine.

A défaut d’une signature d’armistice dans ce wagon, comme le 11 novembre 1918 entre la Triple alliance et l’Allemagne dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne, ou beaucoup moins glorieux les parafes, signés sur ce même lieu symbolique par les dignitaires nazis et les représentants du régime du maréchal Pétain, le 22 juin 1940, ce déplacement événement à très hauts risques n’aura pas été totalement inutile. Espérons-le surtout pour le pays envahi et sous les bombes.

Et c’est bien là l’essentiel tellement éloigné des commentaires souvent indignes de certains opposants politiques en France, qui, il y quelques semaines à force cris dénonçaient le fait que le chef de l’Etat ne s’était pas encore déplacé en Ukraine. Mais là, à quatre jours du second tour des législatives, quel scandale ! Ignoble récupération ont tonné les plus radicalistes des opposants au nombre desquels figure en première ligne de front, Marine Le Pen, à qui fort heureusement nos compatriotes n’ont pas confié les clés de la voiture (surtout avec sa double conduite à gauche et à droite) notamment dans le domaine de la politique internationale. Comme d’ailleurs son cher ami Jean-Luc Mélenchon, beaucoup plus malin néanmoins sur ce dossier lié au déplacement du Président au pays de Zelenski.

Comme naguère pendant la campagne de la primaire de droite fin 2016, où François Fillon avait sorti cette saillie restée célèbre, à l’adresse de son concurrent « Sarko »: « Vous imaginez le général de Gaulle mis en examen », les images d’hier étaient assez saisissantes: vous imaginez les deux chefs de bataillons extrémistes dans la même situation que celle de l’actuel président. Comparaison n’est pas raison ? Même détesté, haï, et tellement pour de bonnes et mauvaises raisons, brocardé.

Ils ne jouent tout de même pas dans la même division. Et ce n’est pas nouveau. Surtout à l’international, d’autant plus en période très agitée dramatiquement à tant de niveaux. Certes un sujet, la politique extérieure, qui n’a jamais influencé nos compatriotes au moment de voter. Même à un moment décisif comme celui de dimanche. D’où la médiocrité de cette fausse querelle. L’insuccès où le succès de l’initiative du président du Conseil européen pour quelques jours encore, n’aura aucun effet sur la façon dont voteront ceux qui daigneront déposer un bulletin dans l’urne. Ils penseront davantage à leur future retraite, leur pouvoir d’achat, au prix de l’essence, du gaz et des denrées alimentaires en surchauffe et pas que pour des raisons climatiques et de guerre en Ukraine. Arrêtez de nous… »caniculer » à outrance. C’est sûr aussi que le chancelier allemand et son collègue italien n’attendaient que ce scrutin français pour venir à la rescousse de leur collègue. Il va de soi que ce déplacement à hauts risques avait été préparé avec soin depuis des semaines et bien avant le résultat du premier tour de ces législatives.

La température était moins caniculaire hier soir dans la capitale de la côte d’Emeraude, Saint-Malo où la finaliste en tête, la centriste Anne Le Gagne, recevait le soutien du patron du MoDEM, François Bayrou, au café de « l’Univers », où ils ont dû refaire le monde… Face à la mairie, située dans la vieille ville fortifiée qui lui avait échappé en 2020 face au maire élu LR, Gilles Lurton, député avant-hier, après une belle « remontada » au second tour, et aujourd’hui suppléant de son rival, Jean-Luc, non pas Mélenchon, mais Bourgeaux, également républicain.

Rien n’est joué même si la candidate macroniste part avec un petit avantage favorable de 1.594 voix et surtout une avance en voix non négligeable sur Saint-Malo et surtout Dinard. Reste que le député sortant (agriculteur de profession) a très bien limité la casse dans le pays de Dol et la baie du Mont-Saint-Michel. Au pays de la bonne moule de bouchot, alors qu’à Cancale, l’assiette d’huîtres est assez mal passée pour le représentant de la droite républicaine où la bourriche de bulletins n’était pas aussi garnie que souhaitée ! Avec ou sans échalottes ou citron ? Alors moules ou huîtres au menu dimanche prochain ? Pas facile lorsqu’on aime ou déteste les deux ! Encore faut-il être honnête: les huîtres on peut en manger toute l’année. Ce qui n’est pas le cas des moules de la baie de l’une des plus belles merveilles du monde. Pas encore sur le marché. N’y voyez pas là la moindre image subliminale de soutien à l’un ou l’une des candidats finalistes. Ce n’est pas mon genre. Pour rester dans le domaine et clin d’oeil plaisant, quel duo à distance formé de Le Gagne, côté breton et Xavier…Batut, autre représentant de la majorité présidentielle, chez les normands du côté de Rouen, pour le renouvellement de son bail à l’Assemblée nationale.

Ces derniers jours de campagne auront été aussi bien mis à profit sur un autre littoral, notamment à Fécamp, avec un Edouard Philippe très actif en soutien à l’une de ses fidèles, Marie-Agnès Poussier-Winsback, la maire de la cité des Terres-Neuvas » (pour qui j’espère une bonne marée) face à un RN totalement invisible, comme dans tant d’autres circonscriptions de cette région haut-normande marquée par une forte poussée nationaliste, pour l’un de ses plus courts déplacements (c’était impossible en train) avec forcément ses deux candidats havrais finalistes, possible en tram cette fois-ci, mais pas seulement par le commandant en chef du mouvement « Horizons ». Qui, dans le cadre de son tour de France de soutien à ses candidats, s’est démené pour faire fructifier son trésor de parlementaires. Il va y avoir de l’argent dans les caisses de ce jeune parti.

Il sera temps dimanche soir de faire un bilan définitif, mais tout à porte à croire que les députés « Horizons » en fonction ou pas d’une majorité absolue, pèseront lourd dans la balance majoritaire dans le futur hémicycle avec un général absent comme Mélenchon (il attend de toute façon lundi matin l’appel de « Manu II » pour la formation de son gouvernement !) et donc Edouard Philippe.

PS: C’est bien triste même si a priori c’est plutôt ludique…De nombreux candidats eux à l’examen du baccalauréat technique, ont buté sur le mot ludique, inconnu de leur langage courant. Ludique connais pas ! C’est vrai que c’est un mot tellement barbare. Il est topissime le niveau d’un trop grand nombre hélas de nos jeunes. C’est désespérant…Ils connaissent davantage le signification de « mots » et expressions: lol, meuf, je te kiffe un max…Pauvre vocabulaire de nous autres ! Il n’y a vraiment pas de quoi faire la…teuf ! Autre mot tellement apprécié par la jeune génération.

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