Avis de forte tempête: une nouvelle trombe…Marine pas seulement normande !

Très sale météo. Et pas seulement que samedi sur la côte normande. La trombe…Marine s’est en effet déportée violemment sur une grande partie de notre territoire. Avis de forte tempête sur l’Elysée. La situation est grave mais néanmoins pas totalement désespérée pour le camp présidentiel. Reste que sa marge de manoeuvre, à la lecture de la sévère claque reçue dimanche soir se révèle plutôt mince avec seulement une majorité très relative avec 246 députés contre 131 pour la Nupes (je ne m’étais pas trompé en ne lui accordant pas la barre des 200 promis par les instituts de sondages, me limitant déjà à moins de 150).

C’est une nouvelle fois un échec patent pour les enquêtes sondagières qui n’avaient pas vu comme une quantité d’observateurs politiques cette déferlante nationaliste forte désormais de 89 parlementaires…Avec parfois dans nombre de circonscriptions des candidats inconnus et invisibles sur le terrain. Une belle prime à l’absence sur le terrain. Marine Le Pen peut vraiment remercier son meilleur ennemi, Eric Zemmour de l’avoir fait passer pour une « si gentille fille » pendant la présidentielle. Elle lui doit une fière chandelle.

Le parti de Marine le Pen peut revendiquer toutefois le fait d’être la première force d’opposition de la nouvelle assemblée et lorgner sur la très précieuse présidence de la commission des Finances car la NUPES, dès cette semaine, va voler en éclats avec la formation de groupes indépendants France Insoumise, verts, communistes (a priori empêché pour former un groupe) et même socialiste. Au sein duquel on va retrouver pour l’Eure le jeune Philippe Brun, le seul rescapé de la tempête RN qui a donc failli rafler les cinq sièges, alors que l’on ne voyait, au pire qu’un ou deux vainqueurs sortant de ses rangs. Il s’en ait fallu de peu d’ailleurs qu’il ne réalise le grand chelem. Ce qui semblait totalement impossible jusqu’à dimanche soir.

D’une façon générale il fallait mieux pour les sortants et prétendants de la majorité présidentielle affronter en duel au second tour un candidat de la NUPES plutôt qu’un nationaliste de la droite extrême où ils ont perdu contre toute attente tant de combats de quelques centaines de voix, voire même moins pour un nombre non négligeable d’entre eux. Seul le résultat final compte. Et pas l’épaisseur du mouchoir de poche.

Dans un pays fracturé avec trois blocs bien distincts, l’immobilisme va malheureusement régner faute d’existence de la moindre majorité. Nos compatriotes ont choisi le retour du parlementarisme (ce qui n’est pas un mal en soi) avec une France autrement gouvernée. Tant que ce n’est pas un retour à la IV e République. Et surtout pas seulement par un seul homme…vraisemblablement plus préoccupé d’ailleurs par les menaces guerrières à l’extérieur de nos frontières avec la guerre en Ukraine qui aura joué un grand rôle dans les les deux scrutins d’avril et de juin. Ce qui peut expliquer en partie des erreurs funestes de stratégie. Il n’existe plus par ailleurs aujourd’hui de plafond de verre et de front républicain. Les résultats en attestent.

Il appartient donc au chef de l’Etat (« Jupiter n’est plus » ) de répondre au plus vite à cette gifle historique pour un président venant juste d’être réélu. Une première réponse quasiment immédiate s’impose: un changement de chef de gouvernement et pourquoi pas aussi un ménage aussi au Palais au niveau de ses plus proches collaborateurs et conseillers ayant failli.

Peux importe le…sexe de l’ange ou du démon à Matignon. Dans une France de plus en plus à droite, Emmanuel Macron avait pris le risque de recevoir la porte en pleine figure en nommant une femme de gauche certes de qualité, mais absolument pas prête politiquement pour affronter qui plus est cette nouvelle configuration politique volcanique. Son profil techno ne correspond plus à la nouvelle donne. Ce n’est sûrement pas une coïncidence si plusieurs de ses fidèles (venus initialement de la gauche) de la première heure sont morts au combat sur le front des urnes. Alors que les macronistes de droite ressortent avec beaucoup moins de plaies et bosses ! Ce n’est pas un hasard.

Son mauvais choix lui coûte très cher. Et surtout plus grave pour notre pays. La grande réforme sur l’âge de la retraite portée à 65 ans n’est plus a priori au passage qu’une nouvelle et lointaine chimère. Qui peut croire qu’une telle loi pourrait voir le jour et surtout adoptée même avec l’appui des soixante rescapés de la grande purge LR. Un parti de gouvernement divisé par deux dans l’hémicycle. Un petit détail totalement occulté par son chef pour encore quelques semaines, Christian Jacob, qui n’a parlé hier soir que de la cuisante défaite de son adversaire privilégié, le locataire de l’Elysée, « la bête absolue à abattre ». Une prestation…bornée qui n’augure pas une fois encore rien de bon. Encore faudrait-il que tous ses députés aient cette même vision rétrécie après d’où l’importance de la composition du « vrai » gouvernement de demain !

Celui actuel sera d’ores et déjà amputé de trois de ses membres. Un moindre mal si j’ose dire car globalement l’équipe gouvernementale ne s’en tire pas si mal dans ce contexte, principalement dans la capitale où les résultats sont loin d’être catastrophiques. Comme ceux de LR qui n’a désormais plus un seul député au Palais Bourbon. Du jamais vu. Pauvre Jacques Chirac. Un événement colossal passé sous silence par un parti qui certes peut être crédité d’un bon score au second tour…Avec les derniers grognards bien implantés qui lui restaient. Ce n’est quand même pas un exploit contrairement à ce que certains de ses dirigeants estiment de façon grotesque qui ne parlent pas de leur propre « baffe » législative.

Il n’est qu’a voir ses résultats en Seine-Maritime où comme à Paris c’est la déroute totale et où contrairement au département voisin de l’Eure, la pilule est beaucoup moins amère à diriger pour « Ensemble-Renaissance », (cinq élus et réélus dont deux Horizons au féminin) grâce en partie à l’influence de l’ex-Premier ministre, Edouard Philippe, qui, sur l’ensemble du territoire a permis à 26 de ses candidats dont une « petite nouvelle » la maire de Fécamp, Marie-Agnès Poussier-Winsback, sauvée des eaux de justesse face au RN, de conserver leur fauteuil ou de le conquérir contre une bonne quarantaine pour le MoDEM de François Bayrou. Un coup d’essai à moitié réussi donc pour Edouard Philippe dont les « Horizons » ne sont pas pour autant totalement dégagés dans l’épais brouillard ambiant ! On ne va pas s’ennuyer avec ce grand bazar peu jouissif…

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