Infamie et « petits arrangements » entre amis !

Quelle infamie pour affamer un pays déjà tellement éprouvé par une crise économique sans précédent: le Liban. Les infos matinales font en effet état d’une disparition inquiétante sur les radars. La première cargaison de maïs partie à grands renforts de médiatisation du port d’Odessa en Ukraine, aurait en effet pris des chemins détournés après avoir fait escale à Istanbul. Sa destination ne serait plus Beyrouth mais comme par hasard un port syrien très proche. Au pays du grand protégé et allié de Poutine, Bachar El Assad. Pure coïncidence ? Qui pourrait le croire ? Le propriétaire du navire aurait vendu cette livraison tant attendue à bon prix au régime dictatorial de Damas. Cela n’augure rien de bon pour les prochaines devant notamment partir du dernier grand port ukrainien encore sous son pavillon jaune et bleu.

Leurs répercussions sont évidemment à des années lumières mais elles font causer. Forcément. Même si bien sûr elles ne sont pas nouvelles. C’est une question de mauvaises habitudes. De gauche à droite et de droite à gauche. Une double commande. Et ses prédécesseurs de l’Elysée ne se sont pas dérangés depuis des lustres! Toujours est-il que plusieurs récentes nominations parachutages au coeur de l’été, depuis les élections législatives, n’ont pas manqué de provoquer les ires de certaines oppositions.

Il en est surtout une qui a fait pousser de l’urticaire à tous ceux hostiles aux « petits arrangements entre amis » qui, en fonction de leur positionnement politique, font part de leur grande émotion. On ne peut pas toujours leur donner tort. Ainsi l’ancienne ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, défaite aux législatives à Saint-Mandé, aux portes de Paris, a très vite retrouvé un job. Sans traverser la rue ? La présidence d’un « machin » (il n’en manque pas dans notre pays) avec un revenu annuel de plus de 200.000 euros, soit plus que celui que perçoit le président de la République! Avec néanmoins pas les mêmes avantages. Il ne faut peut-être pas exagérer même lorsqu’on reconnaît être de gauche comme l’intéressée et son conjoint, médecin urgentiste beaucoup vu sur les plateaux de télé pendant la crise du Covid 19. Il faudrait peut-être revoir les parts de certains fromages qui, à l’odeur alléchée, donnent des boutons. Comme celle provoquée chez le jeune et nouveau député socialiste de Louviers, Philippe Brun, très actif (dans le bon sens du terme) depuis le début de la mandature, qui n’a pas été le dernier, lors de l’oral de la nouvelle présidente en commission à laquelle il appartient, à déplorer cette arrivée à la tête d’un organisme d’Etat lié à la régulation de l’énergie. De l’énergie peut-être mais pas celle pour limiter celles des finances de l’Etat !

Les autres soupçons pesant sur l’ancien ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer et son ex-collègue du gouvernement Edouard Philippe, Laurent Nunes, le double de Christophe Castaner à Beauvau, m’apparaissent beaucoup moins légitimes.

Est-ce vraiment scandaleux que l’ancien patron des profs, après déjà une belle carrière au sein de l’Education nationale, retrouve les bancs de l’école ou plus précisément ceux plus prestigieux de l’amphithéâtre de l’université d’Assas comme enseignant, même si les mauvaises langues évoquent une possible création de poste dans la fac la plus à droite de la capitale. Si maintenant les puissants syndicats de la « grande maison » s’émeuvent, le cas échéant, de la création de postes !

Quant à Laurent Nunes, un ex-policier, chef du renseignement et préfet de police à Marseille, personne ne peut le suspecter d’illégitimité dans son nouveau poste, qui est loin de constituer un cadeau à la tête de la préfecture de police de Paris où il succède au « très populaire » Didier Lallement! Une tête à claques et surtout à grande casquette !

Ca risque en revanche de tanguer davantage au niveau du Quai d’Orsay, et chez les dignitaires diplomates qui voient d’un très mauvais oeil l’arrivée possible d’une ancienne ministre elle aussi défaite en juin dernier, Amélie de Montchalin (elle porte pourtant un nom propice à ce genre de poste) débarquée de son ministère de la Transition écologique et pressentie pour rejoindre l’une des ambassades parmi les plus prestigieuses, Rome. La ville éternelle qui, à l’époque, avait été proposée par Jacques Chirac à un ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin, en la personne d’un certain Bruno Le Maire, qui, plutôt que d’accepter ce magnifique poste, avait préféré se lancer en politique comme successeur de Jean-Louis Debré comme député dans la première circonscription de l’Eure. On connait la suite à succès de l’histoire !

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