« Nono » fait le…malouin (en toute discrétion) sur la Côte d’Emeraude et un « désordre » saisonnier jugé scandaleux…

Avant d’aller comme tous les ans dans sa propriété basque de Saint-Pée-sur-Nivelle avec femme et enfants (qui ont bien grandi depuis ses premiers combats politiques dans l’Eure) « Nono » Le Maire a fait un détour de quelques jours par la Bretagne et plus précisément par la Côte d’Emeraude, un…bijou, forcément, du côté de Saint-Malo, la cité des Corsaires. Il est probable que cet amoureux de la Bretagne nord, il y a passé un certain nombre d’étés pendant son enfance, a arpenté les pavés de la vieille ville et parcouru les remparts. Il a pris soin, comme il aime aussi à le faire, à rendre publique ce début de vacances en postant après-coup son portrait en bord de mer sur son compte Instagram. En tenue décontractée et sans cravate, évidemment, mais tout de même pas en maillot de bain et tongs aux pieds. Ce n’est pas le genre de la maison. Avec pour seule légende « En vacances à Saint-Malo, bonnes vacances à toutes et tous ». On apprend grâce aussi à l’hebdo local « Le pays malouin » que son déplacement ne comprenait pas de rendez-vous politique. Une seule restriction…orale: un coup de fil à son ami maire LR de la ville et ancien député, Gilles Lurton, pour l’avertir amicalement de son passage. On en saura pas plus. Le grand argentier de Bercy préfère la discrétion familiale…Sauf erreur de ma part, il n’a pas retrouvé sur les sentiers de randonnée sur les bords de la …Rance, sa Première ministre, « Babeth » Borne, qui elle était hier sur un tout autre terrain, girondin celui-là, en binôme avec son ministre de l’Intérieur. Pour se rendre compte de l’évolution dramatique de l’enfer des feux de forêts.

Le président les avait devancés du fort de Brégançon, en annonçant, avant leur arrivée, le renfort d’unités de pompiers et de matériels volants et terrestres en provenance de plusieurs pays. Quand la solidarité européenne joue à plein. On ne va pas se plaindre de cette réciprocité bienvenue car nos pompiers interviennent souvent l’été en terres étrangères pas épargnées par ces incendies. Voilà une mutualisation des moyens à grande…échelle bienvenue pour essayer de combattre au mieux un fléau dramatique qui, de toute évidence, risque de s’étendre toujours davantage dans les années à venir.

Notre pays a beau disposer de la plus grande flotte aérienne en canadairs en Europe (dixit l’exécutif) cela ne suffit pas hélas! Mais dans ce domaine comme tant d’autres ces moyens coûtent très cher et les oppositions d’aujourd’hui et au pouvoir hier, dénoncent avec véhémence les conséquences de ces coupes budgétaires qu’elles ont elles mêmes parfois pratiquées dans le passé! On voudrait tellement à la fois pouvoir lutter avec une efficacité maximale et des moyens en hommes et matériels suffisants contre les feux de forêts en été et voir nos routes dégagées dans les plus brefs délais, lorsqu’elles sont enneigées l’hiver et que quelques centimètres, surtout en région parisienne, entraînent la pagaille ! Jugée forcément scandaleuse. Qui le sera à la hauteur de la grogne d’investir en engins susceptibles de moins en moins servir !

Cela n’a pas empêché davantage dans le cas présent certains commentateurs à s’interroger très vite, entre autres, si ces renforts (au nombre de trois cents dans l’immédiat) venus d’Italie, de Pologne, d’Autriche, d’Allemagne de Grèce et de Roumanie et d’ailleurs étaient bien…vaccinés, alors que plusieurs milliers de leurs collègues français ayant refusé de se faire vacciner (comme les personnels soignants dans les hôpitaux) pendant la pandémie du Covid sont toujours privés de terrain et attendent toujours le…feu vert pour être réintégrés. Est-bien la première urgence ? Dans un pays où tout est sujet à polémiques, le bon sens devrait l’emporter. Comme celui pour les entreprises privées invitées par le gouvernement à libérer leurs personnels pompiers volontaires, lorsqu’il y a des feux de cette importance. Il y en a qui le peuvent et d’autres non. La gouvernance restera toujours un art très difficile !

PS: Souvenons-nous de la phrase prophétique du président Chirac, qui, lors du sommet de la Terre de Johannesburg, en Afrique du Sud, il y a tout juste 20 ans , alertait le monde entier:  » Notre maison brûle et nous regardons ailleurs  » Une époque où l’on faisait preuve d’une grande cécité coupable. Le réchauffement climatique n’était alors qu’une menace jugée bien hypothétique brandie par des « illuminés » !

Au fait: avez-vous entendu nos écolos politiques français beaucoup parler de cette sécheresse cataclysmique et des feux de forêt ? Ils ont probablement d’autres sources d’intérêt et de préoccupation ! Ils mériteraient bien un retour de flammes ces insupportables donneurs de leçons…

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