Jean-Louis Debré se met à table et c’est gouleyant ! Ca l’est beaucoup moins au Havre…

« Les politiques à table ». Même s’il s’agissait d’une rediffusion, celle d’hier sur la chaine parlementaire LCP avait comme invité Jean-Louis Debré. Il connait bien la maison (et pour cause) et la cuisine. Et pas que celle électorale qu’il a goûtée pendant un « certain temps ».

Le zapping m’a conduit en effet à me retrouver par hasard (heureux) devant mon poste à déguster, peut-être comme de nombreux et chers ébroïciens ce jeu de conteur qu’il reproduit d’ailleurs non sans succès et avec bonheur sur scène avec sa compagne, avec qui il écrit souvent ses livres à quatre mains, depuis quelques années. Qui dit Debré dit forcément Chirac, surtout lorsqu’il s’agit de parler bonne et souvent grosse bouffe. Une cuisine forcément aussi croustillante avec toutes ces évocations de bonnes tables, de ces petits moments de plaisirs partagés autour d’une assiette bien remplie. Enfin assiette est très réducteur lorsqu’on évoque l’appétit du « grand Jacques » et de ses compagnons de fourchettes et couteaux. Ils n’y allaient pas avec le dos de la cuillère les gourmands ! Il fallait en avoir du « coffre…fort » pour pouvoir suivre et pas qu’en campagne électorale le chef de l’Etat, qui, plus souvent qu’à son tour, avait plus d’un tour justement dans son SAC (logique pour certains gaullistes tendance « tontons flingueurs « ) pour tenter d’échapper à la vigilance de sa « cerbère » Bernadette à l’heure des repas. Jusqu’à même donner des rendez-vous a déjeuner à l’ex-Première dame à 13 heures dans l’une de ses « cantines » préférées . De quoi donner un peu temps au duo attablé déjà depuis une heure pour goûter quelques plats ! Visiblement soupçonneuse d’un possible stratagème, il arriva même que la convive arrive avec de l’avance sur l’horaire prévu. Patatras. Une arrivée impromptue avec cette parade incroyable de l’ex-« Supermenteur » sympathique brocardé par les « Guignols » ayant tout de même eu le temps de glisser son assiette à la place de son ancien ministre: « Jean-Louis avait faim et il a commencé ». Il en était peut-être déjà au fromage! Son complice a dû en avaler et des moins audibles à répéter ! La prescription existe. Heureusement.

L’ancien juge (avant qu’il ne se consacre à la politique) aurait pu, des dizaines de fois, être poursuivi pour complicité active. Combien de doubles, voire triples repas les deux hommes se sont…(évidemment) imposés. En toute discrétion. Pour la bonne cause. Et je ne parle même pas de la visite gastronomique du Salon de l’agriculture. Un véritable parcours du combattant, voire supplice, pour l’estomac des accompagnateurs de l’ancien maire de Paris, devenu président ! Cela n’empêchait pas ce dernier pour autant de remettre le couvert le soir venu ! Comme après avoir avalé sans coup férir une quinzaine de sardines, un petit amuse-bouche avant du consistant ! Du vrai…La truculence des mots et des imitations de son ami a dû remémorer aussi de bons souvenirs à ses anciens administrés d’Evreux et nombre de ses équipiers du conseil municipal. Et collaborateurs aussi à la mairie du chef-lieu de l’Eure.

On aura aussi appris lors de cette émission le péché mignon de l’ancien maire d’Evreux: le sorbet à la pomme arrosé de façon obligatoire par du calva. Indispensable pour la digestion. Celui au pamplemousse lui va aussi. Ne lui offrez jamais un soda. Il pourrait se fâcher. Et surtout jamais un repas sans fromage, en priorité un camembert ou un Brie. Bien coulants. Il n’est pas…plâtrier le Jean-Louis. Là encore, il est capable d’un coup de gueule dont il a parfois le secret, sur ce mauvais goût manifeste.

Ses anciens « camarades », les Sages du Conseil constitutionnel (où il préférait de son temps de présidence offrir à ses hôtes de marque étrangers des bouteilles de vin et bière, fiertés de nos terroirs plutôt qu’une médaille) n’ont pas eu la même appétence pour suivre à la carte la totalité des décisions gouvernementales liées au pouvoir d’achat. Une question d’appétit probablement…

La haute juridiction de l’aile Montpensier du Palais-Royal, présidée par Laurent Fabius (que JLD n’a pas trop dû croiser durant sa carrière autour d’une bonne table d’amis) a recadré en effet le pouvoir exécutif en émettant des réserves jugées « inédites » sur des dispositions concernant le projet de terminal méthanier au Havre, validé en juillet par Elisabeth Borne, susceptible selon lui de porter atteinte à l’environnement. Les arêtes vont mal passer du côté de la Porte océane, même si bien sûr ces réserves (d’hydrocarbures) ne devraient en rien bloquer le port d’Antifer où ce projet a priori gros porteur d’emplois, doit voir le jour…Comme quoi dans la coté maritime on joue sur les deux tableaux, l’éolien et les hydrocarbures !

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