Le « grand bourdon » assuré avec aussi des « idées mal ficelées et démagos » ! Ce n’est plus « l’abondance »…

Etait-ce la proximité d’un déplacement de trois jours en Algérie, prévu à partir aujourd’hui pour réchauffer au…gaz les relations entre les deux pays, toujours est-il que notre président (quoiqu’il dise de l’autre côté de la Méditerranée) n’était pas d’humeur joyeuse à l’heure de la rentrée scolaire du gouvernement. Aurait-il passé de mauvaises vacances à Brégançon ? Ca avait commencé dès lundi avec un recadrage en petit comité de deux de ses ministres, chargés des Sports et des Transports. La première avait cru bon, fin juillet, mettre en avant la possibilité d’interdire les matchs de football en nocturne de façon à économiser les sources d’énergie et le second, beaucoup plus récemment de réguler éventuellement les vols des jets privés. « Ca ne doit pas être le concours Lépine de toutes les idées mal ficelées ou démagos des ministres ayant envie de faire parler d’eux. Je veux des mesures utiles et nécessaires pour les français. Que Matignon resserre de plus près ». Et hier en préambule du conseil des ministres de rentrée, ce sont les français qui ont trinqué avec des propos présidentiels exceptionnellement très pessimistes. Quelle gueule de bois. Bonjour Tristesse. Une nouvelle version du roman de Françoise Sagan réécrite par l’Elysée. Un tableau d’école très sombre. De quoi vraiment nous donner le bourdon. On avait rarement vu le chef de l’Etat si déprimé et surtout déprimant à l’égard de ses compatriotes en annonçant la « grande bascule et le grand bouleversement ». Finie la bamboche. Ou plutôt la fin de « l’abondance ». « Emmanuel II voulait-il se payer une tranche de publicité subliminale en direction de l’un des fromages savoyards ? Pas le meilleur mot choisi d’ailleurs alors qu’une dizaine de millions (au bas mot) de nos compatriotes ne vivent pas spécialement dans l’opulence. Pourquoi aussi mettre en place une stratégie lugubre en vue des prochains mois ? Pourquoi éveiller encore plus les peurs déjà bien palpables? Il doit bien y avoir des raisons ! Une chose est sûre: ça fait jaser. Il est audible au moins lui contrairement à plusieurs de ses ministres (il n’a pas en revanche recadré son garde des Sceaux dont il apprécié visiblement l’intervention sur le « kart-game » de la prison de Fresnes avec des feux bien allumés par la droite extrême et les ultras de LR ). Et ce même si un décodeur ne serait pas de trop pour bien lire le curieux message présidentiel.

Celui de son grand « ami » (un doux euphémisme ironique) Vincent Bolloré dont les différents médias ne cessent de le « dézinguer », est beaucoup plus clair. Silence dans les rang de « ses » journalistes. L’une de ses grandes plumes, Bruno Jeudy, multicarte dans la presse écrite et télé, rédacteur en chef de « Paris-Match », vient d’être viré sans le moindre ménagement par le boss. Qui l’année dernière, à la même époque, s’était déjà payé une grève historique au sein de la rédaction d’Europe 1, après avoir congédié une journaliste qui, elle s’était rendue coupable d’avoir refusé de réécrire une chronique jugée trop moqueuse sur le grand chouchou maison, Eric Zemmour, l’extrême protégé du grand patron.

L’ancien « rédac-chef » désormais s’était ému fin avril du choix de l’hebdomadaire de ne pas faire sa une-une grande première-au président réélu. Il a aggravé sérieusement son cas en juillet avec sa rédaction en déplorant la Une consacrée à un cardinal ultra-conservateur. Comme les aime le très pratiquant milliardaire. Et…pruneau sur le far breton le refus de l’odieux insoumis « d’aller faire le guignol » sur les plateaux de la chaîne concurrente de BFM, où il possède son « rond de serviette », C.News, le sous « Radio-Londres » avec les images et le son de journalistes grands résistants au pouvoir macroniste qui ne cessent de cracher au quotidien leur venin sur l’exécutif depuis toujours. Ou presque. Il y a peu de probabilités que Emmanuel Macron soit surpris sur le pont du yacht « bolloresque », contrairement à l’un de ses prédécesseurs dès son arrivée au « château » en 2007!

Ca faisait beaucoup pour un seul homme même très professionnel et apprécié. La rédaction de son ancien hebdomadaire « le poids des mots, le choc des photos » a même osé, à la suite de ce départ fracassant, voter à 97 % une motion de défiance à l’égard de l’industriel breton très interventionniste dans ses rédactions ! Un vrai score de l’époque soviétique comme l’aime Vincent Bolloré !

Dans le même temps, on a appris ce matin l’arrivée d’une pointure à la fois aimée et détestée du PAF, chez « Sud-Radio », où Jean-Jacques Bourdin va retrouver lundi prochain un nouveau micro et animer une émission sobrement intitulée « Parlons vrai chez Bourdin ». Il avait été écarté de l’antenne en février dernier par son employeur BFM-RMC, en pleine élection présidentielle (marquée par un uppercut pas très heureux et malin en direct de la candidate Valérie Pécresse à son intervieweur) pour des raisons toutes autres, liées à une accusation d’agression sexuelle sur l’une de ses anciennes consoeurs. Une affaire qui, à l’époque, avait secoué le landerneau médiatique…pour s’éteindre de son petit feu quelques semaines plus tard. Mais le mal était fait…

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