Une « Barbut » d’une discrétion rare et des leaders de la France insoumise autour des proches d’un héros juif de la Résistance panthéonisé !

Avec elle, ce n’est plus la fête annuelle de la musique, mais bien plutôt celle de la mutique. Peu loquace, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, bat tous les records de la parole très rare. Elle porte pourtant un nom connu, Barbu avec un T, à la différence du célèbre inconnu, Marcel, candidat en 1965 à l’élection présidentielle contre le général de Gaulle. Même si son score resta très confidentiel et ne fut pas l’acteur principal pour mettre en ballotage le père de la V e République, contrarié plutôt à la fois par François Mitterrand et surtout au centre et à droite par le maire de Rouen, le centriste Jean Lecanuet. C’est fou ce que cette membre du gouvernement passe totalement inaperçue (certes, elle n’est pas la seule) au sein de l’équipe du « bon soldat » Sébastien Lecornu. Et pourtant son CV cochait tellement de cases. Ou comment une femme visiblement très compétente et experte en négociations climatiques internationales, parle bien peu d’un sujet d’actualité pourtant brûlante. Elle n’est pas du genre à courir les plateaux de télévision. Et elle se fait excessivement rare aux questions au gouvernement, le plus souvent remplacée par le très macroniste ministre délégué, Mathieu Lefèvre, plus enclin à mener la bataille dans l’hémicycle. On lui a fait comprendre qu’il était tout de même utile de l’entendre à l’occasion de cet épisode historique de canicule. On a l’a donc vue, mais avec une discrétion exemplaire. On la comprend très bien lorsqu’elle répète qu’elle n’a pas d’égo surdimensionné et pas de carrière politique cachée après 2027.

Il y a des photos tout de même très gênantes comme celle exhibée le soir d’une panthéonisation voulue par le chef de l’Etat, où l’on voit la petite-fille de l’historien, héros juif de la Résistance, Marc Bloch (dont le nom a été donné il y a une vingtaine d’années au nouveau lycée de Val-de-Reuil dans l’Eure) reposant désormais au Panthéon, qui avait fait état de son ferme refus d’accepter la présence du moindre dirigeant du Rassemblement national pour cause d’implication de ses aînés issus de la Waffen-SS dans la mort de l’un des grands noms de la Résistance, fusillé par les nazis. C’est d’autant plus dur à avaler que l’intéressée pose avec un « bel équipage » formé de plusieurs des principaux dirigeants de la France insoumise, le grand gourou, Jean-Luc Mélenchon, en tête, accompagné de ses fidèles lieutenants, Michèle Obono, Manuel Bompard et Mathilde Panot, entre autres, pas à vraiment parler considérés comme des proches et amis invétérés de la cause juive, mais plutôt des antisémites déclarés même s’ils s’en défendent ! Un bien curieux rapprochement, n’en doutons pas…alors qu’interrogé, le maire du Havre, Edouard Philippe, a assuré que…lui président il ferait rentrer dans ce temple de la République, un autre enseignant assassiné par un islamiste, Samuel Paty, le scientifique et politique, Irène Joliot-Curie et peut-être un industriel dont il n’a pas cité le nom…

« Ca commence à bien faire », estiment les hauts cadres du Rassemblement national pour le moins embarrassés, trois mois après les municipales par les décisions polémiques prises par certains de leurs nouveaux élus. Des fois que ces édiles n’entachent la quête de respectabilité si près de la présidentielle de 2027. D’où des rappels à l’ordre auprès de ceux ayant percé le mur du son médiatique allant bien au-delà des frontières de leurs communes respectives. Le plus zélé en la matière étant le nouveau maire (et ancien député du RN) de Carcassonne dans l’Aude. L’ancien viticulteur, Christophe Barthès, fait régulièrement parler de lui jusqu’à se féliciter de son surnom de « Trump occitan ». Déjà que ses « patrons » avaient beaucoup de mal déjà à le tenir lorsqu’il était à l’Assemblée nationale. Bon courage !

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