Que vaut la parole politique ? Et un trublion dans la course élyséenne…

Ce n’est pas en la circonstance une « erreur de jeunesse » ! Mais il y a néanmoins de quoi se « fendre la pipe » aux dernières déclarations de Marine Le Pen pestant fortement contre le président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, qu’elle a, elle même contribué à installer grâce à l’abstention de son groupe parlementaire, il y a un peu plus d’un an et demi, alors que d’une même voix la gauche et la droite s’étaient opposés à sa nomination craignant sa trop grande proximité avec le chef de l’Etat dont il a été l’un des proches à l’origine du mouvement « En Marche ». Elle n’a guère apprécié que l’ancien député et ministre breton l’ait « bâchée » sur ses velléités d’une de ses propositions phares de campagne présidentielle (comme le flan armoricain mais à l’orthographe différente !) concernant son espoir de référendum constitutionnel mais sans passer par la voie du Parlement. Un crime de lèse-majesté d’où son appel à la démission de l’intéressé. Elle a dû juger que son retour sur investissement (le coup de main de ses troupes) n’avait pas été à la hauteur du…deal ! Ca en dit long pour elle comme pour tant d’autres sur la parole politique de ceux qui aspirent à devenir roi ou reine de France ! Mais qui au fil du temps et en fonction des circonstances est jetée à la poubelle.

Il y a de quoi être inquiet sur ce que sera au final l’ultime mouture du budget en discussion prévu normalement pour dégager des économies de l’ordre de 50 milliards d’euros. Alors que selon toute évidence, les oppositions vont faire monter les enchères en proposant des quantités d’amendements n’allant pas dans ce sens. Bien au contraire. Il y a tout de lieu d’imaginer que le gouvernement va, comme l’année dernière se « coucher » pour permettre au Premier ministre, Sébastien Lecornu, de durer encore un peu et d’échapper à la motion de censure et d’être toujours là jusqu’à l’échéance d’avril prochain.

Quoi qu’elle fasse pour alimenter sa batterie de cuisine « en or » massif avec toutes les casseroles s’accumulant à la fois personnelle (elle a tout de même été condamnée en justice) et collective, au niveau de son parti du Rassemblement national, tout baigne pour la « Marine nationale » qui surfe sur des sondages « explosifs ». Elle devra néanmoins passer par un second tour…Encore qu’avec cette folie sondagière, il y a lieu de s’interroger ! Son seul mérite serait de nous épargner le pire avec un duel des extrêmes. Je plaisante. Encore que ? Il faut reconnaître que pour atteindre le score « stratosphérique » que les enquêtes d’opinions lui promettent, elle bénéficie tout de même d’un appui majeur à ce jour: le centre et la droite vont mal et se trouvent engagées dans une impasse. Combien de divisions à la tête de ces armées en loques ? Quel festival…

Et ce d’autant plus qu’un « petit dernier » joue les trouble-fêtes en la personne du maire de Cannes, David Lisnard, Qui monte, qui monte. « Se passerait-il quelque chose » comme aiment le répéter à l’envi le candidat et son équipe ? Le président de « Nouvelle énergie » marche depuis peu à la pile Wonder comme un certain Bernard Tapie au siècle dernier. La comparaison s’arrête là. Je ne souhaite pas me fâcher avec mes quelques amis qui en « pincent » pour lui. Mais ne voilà-t-il pas que le toujours président de l’Association des maires de France, dont le nom n’était guère pris en compte dans les sondages jusqu’à maintenant, comme je le rapportais il y a quelques jours, mordait les mollets du sénateur vendéen, Bruno Retailleau. La morsure doit encore faire plus mal depuis hier avec pour la première fois une enquête qui le place à 6 % soit un point devant l’ancien ministre de l’Intérieur ! La dynamique est assurément pour lui. Restons néanmoins prudents, l’horizon élyséen est encore très loin ! On ne peut pas encore parler d’une marée montante et impressionnante en sa faveur. De toute façon il n’y a pas de marée sur les bords de la Croisette…

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